Discographie Eté 2008
A l'approche de la belle saison, le secteur musique vous propose une selection de disques pour accompagner vos vacances...
Nous les avons répartis selon trois thèmes estivaux : la sieste, l' "apéro" et la fête.
Pour commencer, voici quelques cd à savourer sur une chaise longue...
Ali Farka Touré & Toumani Diabaté :
Enregistré en trois séances de deux heures, ce qui ne devait être qu'un duo sur le nouvel album du mythique Ali Farka Touré s'est transformé grâce au producteur Nick Gold (Buena Vista Social Club...) en une oeuvre originale où l'inspiration du guitariste malien et la virtuosité du joueur de kora Toumani Diabaté atteignent des sommets musicaux rarement entendus. Les improvisations de ces géants de la musique africaine convoquent pureté et beauté pour un fabuleux voyage qui déborde largement des seules frontières du Mali.
Cinematic Orchestra :
«Ma fleur»
Intitulé Ma fleur, ce troisième opus a été conçu sur le même principe que les précédents, c'est-à-dire en tant que bande originale d'un film. Chaque titre est rempli d'émotions et correspond donc à une partie de l'histoire, à une scène que chacun est libre de s'imaginer.
Ella Fitzgerald & Louis Armstrong :
Un disque culte de la fin des années 50. Deux voix uniques accompagnées par des musiciens hors pair : Oscar Peterson, Herb Ellis et Ray Brown. La magie opère à chaque nouvelle écoute comme au premier jour. Ella et Louis sont des monstres sacrés qui ont marqué leur temps, et resteront dans l'histoire du jazz. Le plaisir intense se conjugue à une qualité d'enregistrement exceptionnelle. Et pourtant l'album date de 1956.
Paco de lucia :
"Luzia"
Avec Luzia, on a l'oeuvre d'un homme dans la peine, renvoyé à sa propre fragilité après la mort de sa mère et du grand chanteur dont il fut longtemps l'accompagnateur, Camaron De La Isla. Le légendaire guitariste nous livre ici l'une de ses oeuvres les plus touchantes.
Hariprasad Chaurasia, Shivkumar Sharma, Amjad Ustad Ali Khan :
"Moods of the day : evening ragas : indian classical music "
Né en 1938 à Allahabad, Pandit Hariprasad Chaurasia est acclamé depuis plusieurs décennies comme le plus grand flutiste de l'inde et comme l'un des plus illustres représentant de la musique indienne dans le monde. Sa musique est une combinaison rare d'innovation et de tradition. Par une intense pratique, il a sensiblement augmenté les possibilités expressives de la flute indienne par sa technique de souffle et l'a ainsi imposée comme un instrument incontournable de la musique classique.
Ray Lamontagne :
"Trouble"
"Pourtant, que LaMontagne est beau", aurait pu chanter Jean Ferrat s'il avait eu l'occasion d'écouter le premier album de l'Américain Ray LaMontagne, un sommet folk-soul intemporel, à ranger entre les disques de Neil Young, Van Morrison, Bob Dylan, Otis Redding... Ray LaMontagne chante comme un vieux pull en cachemire : il est tout usé, mais il tient chaud et c'est celui qu'on préfère."
Daniel Lanois :
En 2005, Daniel Lanois est de retour avec "Belladonna", un album instrumental qui cristallise la dynamique émotionnelle des premiers albums de Brian Eno, avec la participation de Brad Mehldau et du batteur Brian Blade. Le temps s'arrête le temps de ces treize plages sonres.
Coco Rosie :
"La Maison De Mon Rêve" fut composé et enregistré dans une chambre de bonne parisienne par ces deux américaines touches à tout, sans grande pretention mais avec un charme qui ne trompe pas. Comptines pleines de féminité et d'amour sont au delicieux menu de cet album résolument charmant.

Madeleine Peyroux, comme les grands jazzmen en leurs temps, pioche dans la tradition populaire, qu'elle jazzifie avec un phrasé et un groupe au bon goût absolu. Il y a évidemment ce timbre si proche de celui de Lady Day. Il y a ce sens du silence, du plein et du délié, cette élégance sidérante qui font de cet album un sommet de raffinement.
Nouvelle vague :
P.i.L, les Clash, les Undertones, Depeche Mode, les Sisters Of Mercy, les Cure, les Specials, les Dead Kennedys, XTC... Ceux qui pensaient connaître par cœur "Guns Of Brixton" ou "A Forest" risquent d'avoir la plus agréable des crises cardiaques en découvrant ces classiques du post punk et de la new wave repris en bossa nova par une bande de filles - dont l'excellente Camille - aux voix toutes plus sexy les unes que les autres. Orchestré par deux musiciens français qui ont manifestement une bonne collection de disques et qui possèdent un grandiose sens de l'arrangement, Nouvelle Vague évoquera naturellement Astrud Gilberto et Claudine Longet, qui à la grand époque de la bossa, reprenaient également à la brésilienne des classiques pop. Le choix des titres est excellent, et l'interprétation grandiose.
Après quelques égarements et des choix artistiques peu convaincants, Sinéad O'Connor revient avec «Sean Nos-Nua» vers ce qui lui sied le mieux, la simplicité et l'épurement. Bénéficiant de la production discrète, sans pompe, d'Adrian Sherwood qui met sur un plan égal son chant toujours impeccable et la sonorité classique des instruments irlandais - mandoline, banjo, accordéon -, l'interprète de Nothing Compares 2 U transcende sur ce disque, de sa voix harmonieuse et délicate, le répertoire traditionnel irlandais.
Air :
Issus d'un groupe versaillais mythique de la fin des années 80, Orange (qui comptait aussi dans ses rangs Etienne de Crécy et Alex Gopher), les deux musiciens de Air pratiquent une sorte de variété électronique moderne, remarquablement produite, inspirée de sons des années 60 et 70 (pianos électriques, vieux synthétiseurs, voix passées au vocoder, etc.), et particulièrement des chefs-d'oeuvre de Gainsbourg. Le résultat avait de quoi charmer tous les publics, et c'est exactement ce qui s'est passé.
Stan Getz :
Stan Getz et le guitariste Charlie Byrd cosignent, en 1962, une ode à la samba et la bossa-nova. Ils rencontrent alors un succès qui ne sera jamais démenti. Un rythme enlevé sur de belles ballades, teintées par la permanence du souffleur west-coastien et la présence agile du guitariste. Là se tissent les fils absolus de l'écheveau sud-américain. Précurseurs du jazz latino, les deux compères nous font découvrir ces rythmes redoublés à la chaleur du sud, avec la précision et le lyrisme de deux grands du jazz. --Jean-Michel Schlosser

In bed with Nova : deuxième nuit
"Après minuit, c'est la nuit". Ce célèbre jingle ouvre les nuits de Nova et annonce l'entrée dans une réserve protégée pour mélomane, un endroit comme seul Nova sait les imaginer... Cette sélection très raffinée ne pourra en aucun cas être comparée à une énième compilation "lounge", pas de nouvel endroit à la mode, pas de musique au mètre, c'est au contraire une ambiance affinée depuis plus de 8000 nuits, 20 ans que cela dure... Cette sélection est conçue pour ceux qui aiment la musique, une BO de nuit à découvrir seul... ou à deux !
La sieste : 74 minutes de rêve party
"Comme son nom l'indique, un disque idéal pour se reposer et s'évader..."
Lambchop :
Entre sieste et coucher du soleil sur Nashville-Tennessee, Lambchop s'offre une jolie balade acoustique (guitare et piano) sur des terres folk, intimistes et dépouillées. Quelques rubans psychédéliques tissés par une guitare électrique qui se rêve scie musicale enjolivent avec élégance onze mélodies aux sonorités indémodables. Des chansons introspectives vaporeusement chargées de splendides accords qui prouvent que Kurt Wagner fréquente davantage le club des conteurs bucoliques que celui des garçons de ferme. Emmené par ce cousin lointain de Mark Eitzel, élevé au Harvest de Neil Young, Lambchop se spécialise dans la dentelle musicale brodée sans esbroufe, les deux pieds dans la terre. --Sabrina Silamo
Une des grandes surprises de l'an 2000. Alors qu'à 83 ans, Henri Salvador, véritable légende de la chanson française, n'a plus grand chose à prouver, l'artiste revient avec un de ses plus beaux disques, mieux, avec ce qui risque de rester comme l'album français de l'année. D'un bout à l'autre de cette "Chambre avec vue", Henri Salvador cisèle un chef-d'œuvre avec une hallucinante aisance: voix feutrée et douce (absolument pas altérée par les années), arrangements dépouillés et subtils flirtant avec un jazz en sourdine ou avec des climats plus brésiliens aux parfums veloutés, textes sublimes, pleins d'émotion et d'intimité, duo princier avec Françoise Hardy, le pétanqueur désinvolte et jovial, enfilant ses habits de musicien inspiré, réussit l'exploit d'un disque étonnamment moderne sans pour autant sacrifier à la moindre complaisance vis-à-vis des modes et des tendances. Un classique. (Fnac.com)
Guillermo Portabales :
À propos de la "guajira", le célèbre percussionniste Ray Barretto affirmait : "Il y a un fort lien entre la guajira et le blues. Les deux genres viennent du peuple travailleur, qu'il coupe la canne à sucre, comme à Cuba et à Porto-Rico, ou qu'il ramasse le coton, comme dans le sud des USA". Guillermo Portabales, décédé en 1970, fut le créateur cubain de la "guajira de salon", une version urbaine de la guajira venant des campagnes. Chanteur profond et guitariste au style fluide, il a immédiatement rencontré du succès aussi bien aux Caraïbes qu'en Amérique du Sud. Ce disque comporte une sélection de ses meilleurs enregistrements (guajiras, boleros, son, guarachas.), exécutés avec les instruments typiques de ce répertoire : guitare espagnole, contrebasse et congas. (Fnac.com)
Gonzales :
"Solo piano"
Seize thèmes sous influence, où transparaît non seulement un amour respectueux pour des compositeurs français comme Ravel ou Satie, mais aussi des réminiscences de musique folk canadienne et de jazz américain (Nina Simone, Keith Jarrett...). Une longue suite de vignettes impressionnistes qui se déroulent en une sorte de lent travelling cotonneux - une B.O. imaginaire pour un film sans image, où Gonzales retrouve des talents de conteur elliptique déjà mis en œuvre il y a quelques années, lorsqu'il concevait sous de multiples pseudos, des musiques fantomatiques pour le cinéma. Aujourd'hui c'est son propre cinéma intime que Gonzales ose dévoiler : un peu fleur bleue, un peu expérimental, hyper mélodique, volontairement simple - d'une sincérité absolue.(Fnac.com)
Donnisulana :
"1er groupe de polyphonies corses féminin fondé par la mezzo-soprano Jacky Micaelli, Donnisulana chante les splendeurs de l'île de beauté..."
Jimmy Scott :
"Falling in love is wonderful"
Un album de Jimmy Scott enregistré en 1962 pour le label Tangerine appartenant à Ray Charles. Ce dernier tient d'ailleurs le piano dans toutes les plages de ce Falling in Love is Wonderful qui n'avait jamais été réédité. Contrairement à ses derniers opus, gravés après un long silence discographique, Scott chante parfaitement juste, avec bien sûr cette voix androgyne inimitable qui reste sa marque de fabrique. Il interprète sobrement et avec beaucoup de chaleur un répertoire de ballades où son chant bénéficie des cordes raffinées de deux des meilleurs arrangeurs de la West Coast, Gérald Wilson et Marty Paich. (Pierre de Chocqueuse)
Tony Bennett :
Tony Bennett, 78 ans, ne fait pas son âge. Demeuré longtemps dans l'ombre de Frank Sinatra malgré 50 millions de disques vendus, il connaît depuis 1990 des années fastes. The Art of Romance le montre sous son meilleur jour, accompagné de son quartet, d'un grand orchestre et, sur une bonne moitié des pièces, du saxophoniste Phil Woods. Bennett y fait des débuts très réussis comme auteur avec All for You, une reprise de Nuage de Django Reinhardt. Que ce soit en petite formation (All in Fun, The Best Man, Being Alive) ou avec l'orchestre (Time to Smile, I Remember You), qui de mieux que le dernier des grands crooners pour nous pousser la romance? (Gilles Tremblay)
Devendra Banhart :
Un songe éveillé, un folk rêveur, cette musique est d'un autre monde, d'un autre temps. Le Jésus de la nouvelle scène folk a réussi avec son sixième album à faire évoluer ses ballades vaporeuses vers quelques escapades plus électriques ("I Feel Just Like A Child"), chantant même en espagnol sur plusieurs titres. De quoi couper définitivement le cordon avec Nick Drake auquel on le compare souvent.
Le mystère des voix bulgares vol 3 :
Enregistré par la Choeur de Femmes de la Radio et Télévision bulgare dirigée par Zdravko Mihaylov. la chorale Le Mystère des Voix Bulgares a fait connaître au monde entier les chants anciens du legs musical de la Bulgarie. Elle s'est fait remarquer par la richesse de ses voix, leur timbre inusité et leurs surprenantes harmonies, le tout dans la plus grande et la plus facile des précisions. La chorale est composée de 26 femmes qui chantent a capella et dont les voix savent transmettre l'authenticité des chants folkloriques de façon étonnamment moderne, grâce aux arrangements de Philip Koutev, qui travaille avec le groupe depuis un demi-siècle.
Voilà un groupe qui aurait pu passer beaucoup de temps à jouer au coin d'un feu de bois pour les copains s'il n'avait été repéré et signé par le très tendance label Source. Réjouissons-nous que des oreilles pointues aient décelé l'extraordinaire potentiel de ces folk songs sans âge (on pense immédiatement à Simon & Garfunkel sur l'introductif "Winning A Battle", "Losing The War"). Ca suinte la résine à tous les étages, la seule ligne de conduite étant ici l'amour du bois et des belles mélodies, l'acoustique crissante et un duo de voix stupéfiant (Eirik et Erlend - ils sont norvégiens). De plus, l'album bénéficie d'une production extrêmement fluide et respectueuse de compositions délicatement patinées "à l'ancienne" (on évoquera sans risque Nick Drake mais aussi Sergio Mendes ou Joao Gilberto pour certains gimmicks bossa). Les discrets apports de cordes de David Whitaker (Air, Gainsbourg) sont évidemment un plus appréciable. Plus qu'une bonne surprise, "Quiet Is The New Loud" est une nouvelle preuve éclatante de la bonne santé du songwriting à l'ère du tout numérique.
Didier Squiban :
"Molene"
L'entreprise n'était pas évidente : reprendre de vieux airs traditionnels bretons, seul, derrière un piano, et les faire "sonner" comme s'il s'agissait de grands standards de jazz, tenait de la gageure. Pari réussi : avec le pianiste brestois Didier Squiban, la musique celtique prend un sérieux coup de swing, sans un instant oublier ses profondes racines. Un disque exceptionnel et un somptueux hommage à l'île de Molène, assorti d'un livret remarquablement illustré.
Abdel Gadir Salim :
"Nujum Al-lail/Stars of the night"
La région désertique du Kordofan, au Soudan, est à l'origine de l'éclosion de nombreux chanteurs et musiciens. Abdel Gadir Salim est un chanteur à la voix puissante, mais aussi un virtuose du oud, le luth arabe. La musique qu'il procure en compagnie de son groupe est ce que l'on appelle communément la "chanson urbaine soudanaise", ou "blues soudanais". On pense en effet à une sorte de blues (qui se rapproche de son frère malien...), mais aussi du jazz (il y a un saxophone) ou même à un "groove" léger, qui évoque le soukouss zaïrois. On l'a compris, à l'image de cette région du monde à la population extrêmement métissée, la musique d'Abdel Gadir Salim évoque de multiples pistes. Autant de directions à prendre, comme autant de chemins à suivre dans le torride désert soudanais...
Chick Corea :
"Children's song"
Les Children's Songs sont un exemple de l'éclectisme de Chick Corea : la partition complète est composée d'une succession de petites pièces d'un caractère assez populaire, qui traduisent "la simplicité et la beauté de l'esprit des enfants" Chick Corea. Cette partition rappelle étrangement le Children's Corner de Debussy, dont l'esprit général est très similaire à celui des Children's Songs de Chick Corea. Cette œuvre a été écrite entre 1971 et 1980 ; les Children's Songs n° 1 à 15 ont été écrits pour le piano Fender, et les n° 16 à 20 pour le piano acoustique. "Ces petites pièces se prêtent admirablement à de multiples manières d'adaptations orchestrales". Chick Corea
November :
"November"
Bernard Trontin (batteur des Young Gods) construit des paysages sonores tout en finesse et en subtilité. Les pièces composées s'apparentent souvent à une mouvance ambient, sur laquelle viennent se juxtaposer de fines structures rythmiques ou de légères vignettes mélodiques. Simon Huw Jones, quant à lui, pose sa voix envoûtante et troublante sans développer de sauts d'humeur ou s'enflammer d'une manière insensée. Il préfère opter pour un travail sur les ambiances vocales en respectant au mieux les compositions de Bernard Trontin.
Le mariage entre la voix et les paysages cinématographiques propulse November sur un terrain musical peu emprunté. Une mélancolie à fleur de peau soulignée de la plus belle des façons par des peintures entre ambient et electro, telle pourrait être la définition de la musique présentée par November .
"Instrumental harpe celtique"
Harpiste, chanteur, pianiste et compositeur, Myrdhin a contribué au renouveau de la harpe celtique. Il est l'un des représentants des bardes de Bretagne. Son répertoire, principalement destiné à la harpe celtique, est composé à la fois d'arrangements de thèmes traditionnels bretons et irlandais : danses, marches, gwerzioù issues notamment du Barzaz Breiz, et d'œuvres originales, qu'elles soient d'esprit traditionnel ou de facture plus contemporaine. Son inspiration, adaptée aux possibilités techniques de la harpe celtique, puise dans des univers sonores où la couleur harmonique et instrumentale est un élément prépondérant. Nourrie de légendes bardiques, sa musique relie les trois dimensions physique, intellectuelle et spirituelle de l'être, où tout doit se retrouver en tout.
"Evening Star"
Sans surprises, "No Pussyfooting" est toujours cité en exemple. C'est vrai aussi qu'il était le premier du genre. Mais on oublie trop souvent sa suite, "Evening Star", peut-être plus merveilleux encore. Sur le précédent, le rôle de Eno ne se limitait finalement qu'à la simple manipulation du système technique mis sur pied, laissant toute la place à Robert Fripp pour broder ces atmosphères fantômatiques que l'on chérit tant. Ici, Eno participe véritablement à l'enregistrement et peut donner libre cours à sa créativité, inspiré par les travaux de Steve Reich, Terry Riley et LaMonte Young. Il apporte sa nuance, son écoute sensible et sa faculté à instaurer une ambiance en quelques notes seulement. (gutsofdarkness.com)
Pink Martini :
Pink Martini est un groupe américain de douze musiciens de Portland (Oregon) caractérisé par un style musical mêlant influences rétro, jazz, latino, lounge, classique ainsi que par des textes chantés en plusieurs langues...Ce premier album (Sympathique) sort en 1997 et obtient un double disque d'or en France.
Aprés un repos bien mérité, voici quelques disques qui accompagneront apéros, brochettes et grillades...
"Jehro"
Jehro est un auteur-compositeur-interprète marseillais. Son univers flirte à la fois avec Bob Marley pour les effluves reggae et Ben Harper pour la voix, la science de la composition et le parti pris acoustique. Un 1er disque impressionnant de fraîcheur, qui invite à la douceur et au farniente !
"Pas Si Grave ne serait probablement pas le même film sans la musique qui le nourrit. Elle était déjà présente dans ma tête lors de l'écriture du scénario, comme un écho aux mots qui s'écrivaient sur la page. C'est évident pour les morceaux qu'interprète Léo (Romain Duris) puisqu'il incarne un musicien et qu'elle est partie prenante à l'histoire, et que le choix entre autres, de Clifford Brown pour le générique est une affaire toute personnelle au titre du trompettiste (très moyen, je le crains) que je fus autrefois. Mais c'est vrai aussi pour tous ceux qui accompagent la voyage des trois frères. Je savais que Manu Chao, Sergent Garcia, Titi Robin, Souad Massi, Jean-Philippe Goude compagnon de tous mes films, et tous les autres (merci à eux), leur tiendraient compagnie dans l'étrange périple qui allait les mener des brumes du Nord aux lumières éclatantes de l'Espagne... J'aime leur musique, leur univers, leur générosité." (Bernard Rapp)
Diego El Cigala et Bebo Valdez :
On pourrait situer le point de rencontre quelque part au milieu de l'Atlantique. Là où se croiseraient les trajectoires imaginaires du flamenco et de la musique cubaine. À droite, l'Est, une voix rayée, comme une plainte infinie. À gauche, l'Ouest, et un piano de crépuscule ouaté, élégant et charnel. Dieguito "El Cigala" chante le flamenco depuis près de 3 décennies, depuis que, enfant, il participait à des concours sur le Rastro (marché aux puces) de Madrid. Très vite adoubé par Camaron de la Isla, il en est devenu le protégé, et l'héritier spirituel. Bebo Valdès se contente, à 86 ans, d'avoir fait de sa vie une odyssée musicale, débutée à Cuba avec l'Orchestre du Tropicana au milieu des années 40, avant de devenir un des pianistes compositeurs les plus discrètement importants du monde afro-cubain. On trouvera dans cet album un foyer incandescent de chansons inattendues à l'image de la chanson titre ("Lágrimas Negras"). Elle nous entraîne du Malecón aux rives du Guadalquivir sans que l'on puisse s'étonner du décalage. Le piano de Valdès dispose ses notes de cabaret, parfois rejoint par le violon espiègle ("Niebla del Riachuelo") et la gorge d'El Cigala porte son âme même au cœur des boléros. On retiendra une version à pleurer de "Veinte Años" et des face-à-face tendus par l'émotion entre la douleur du flamenco et la douceur du son cubain. (Le nouveau monde. --José Ruiz )
Outre la musicalité et le talent, le chanteur et pianiste anglais Jamie Cullum a du charisme. Ses prestations musicales ne passent jamais inaperçues et ce concert enregistré en Angleterre en juillet 2004 permet de le vérifier. S'ajoutent au concert des images de sa tournée américaine, du concert du festival de Glastonbury et une interview du jazzman.
Amos Lee :
"Amos Lee"
Amos Lee est un auteur-compositeur-interprète et guitariste américain originaire de Philadelphie en Pennsylvanie. Bien que principalement folk, son style est également marqué par la soul, le blues, le jazz et la country. Son premier album, éponyme, paru le 1er mars 2005, est produit par Lee Alexander, le bassiste et compositeur de Norah Jones. Cette dernière contribue également à cet album, en jouant du piano et en chantant des choeurs sur de nombreux titres. L'album rencontre un fort succès commercial et le magazine américain Rolling Stone cite Amos Lee parmi les "10 artistes à surveiller" en 2005.
Brillant compositeur et guitariste carioca, Jorge Ben sort son premier disque, Samba Esquema Novo, à 23 ans. Contenant uniquement des chansons originales, certaines aussi intemporelles que Mas que nada (repris plus tard par Sergio Mendes and Brasil '66), cet album de 1963 nous invite à chaque refrain à "sambar", même si de douces ballades portées par la voix ensoleillée de Jorge Ben (Chuve chuva) alternent avec les morceaux rythmés. Musicalement, la guitare est l'instrument de référence mais d'excellents arrangements orchestrés, rappelant le Rat Pack, voire Dionne Warwick interprétant Burt Bacharach étoffent les compositions délicates de Jorge.
Burt Bacharach :
Enfin, la voilà, la compilation définitive des standards signés par Burt Bacharach et Hal David. Revendiqué comme influence par l'ensemble de l'internationale pop, des Beach Boys à XTC en passant par Elvis Costello, personne n'osera lui contester son titre mérité de roi de la pop. Ses mélodies, de "Close To You", repris par des centaines de groupes et de chanteurs, d'Engelbert Humperdink aux Cranberries, à "Walk On By", tout le monde les connaît pour les avoir fredonnées au moins une fois dans sa vie. Triple album dans sa version américaine, l'édition française de The Look Of Love est réduite à un double CD qui dresse cependant le plus complet des bilans d'un parcours qui couvre pas moins de quatre décennies. The Drifters, The Searchers et Gene Pitney, surtout connus des plus pointus des amateurs, sont là. Mais aussi Carpenters, Aretha Franklin et, évidemment, Dionne Warwick, ainsi que les chansons des films Butch Cassidy et le Kid, Quoi de neuf Pussycat ? et de la parodie de James Bond, Casino Royal... Indispensable. --Philippe Robert
Né le 1er mars 1927 à Harlem, quartier noir de New York, Harold George (dit Harry) Belafonte jr. passa sa prime jeunesse et sa scolarité en Jamaïque. L'île natale de sa mère, y baignant dans le folklore caribéen, véritable réservoir culturel où il puisa souvent l'inspiration exotique originale caractérisant sa carrière artistique.
Dans les années 60, elle fut une figure de proue du rock'n roll et l'idole de milliers de jeunes filles à cause de son image de femme indépendante. Cet album est un hommage à cette icône de la culture pop.
Cole espanol/more cole espanol
Cet album en forme de pochette surprise est l'occasion de découvrir des standards "version latino" du célèbre crooner : "Cachito", "Quizas", "Te quiero, dijiste" ou encore "Acercate mas", bref autant de perles que l'on redécouvre avec plaisir. Les arrangements soyeux de cordes et de mariachis n'ont pas pris une ride. Comme Tito Puente ou Yma Sumac, Nat King Cole est un artiste intemporel... --Eric Frank
Otis Redding :
"Otis ! The definitive Otis Redding"
En quatre CD, cet indispensable et luxueux coffret rend compte de l'essentiel de la carrière de celui qui fut un des plus grands chanteurs de la soul music telle qu'elle se pratiquait à Memphis et bien au-delà. Tout ce qui compte y figure quasiment, au point que l'amateur peut se contenter de cette somme gorgée de feeling, chantée avec une ferveur jamais prise en défaut et une inspiration qui puise ses racines dans le gospel, comme si, sur chaque morceau, c'était l'âme d'Otis Redding qui était mise à nue. Ce natif de Macon, en Georgie, décédé trop tôt à 26 ans dans un accident d'avion, excelle tant sur les tempos lents des ballades ("That's What My Heart Needs"), que sur des rythmes plus rapides voire funky ("Mr. Pitiful"), qu'il soit accompagné par Booker T.& The MG's ou pas, dans un style typique du label Stax. (Philippe Robert)
What it is ! Funky soul and rare grooves
Avec ce coffret il y a un vrai travail de documentation, de recherche, c'est presque de l'archéologie. Les californiens du label Rhino sont des spécialistes reconnus de la réédition de luxe. Là ils sont allés exhumer une centaine de titres des catalogues Atlantic et Warner, des titres pour la plupart jamais sortis en CD et qui remontent à la période dorée de la soul et du funk : entre 1967 et 1977.
Duffy :
Après avoir commencé à écrire des chansons à l'âge de dix ans, elle est repérée en 2004 et attire rapidement l'attention de Jeannette Lee, de Rough Trade, qui deviendra son mentor et son manager. L'album qui en résulte et qui marque ses débuts s'appelle Rockferry, un disque à travers lequel Duffy invente un son tout à la fois nostalgique et intemporel.
St Germain :
"Tourist"
Ludovic Navarre est de retour cinq ans après son classique, "Boulevard". Celui qui fut sous le pseudonyme de St Germain mais aussi Deepside ou Soofle - l'un des premiers musiciens house français, bien avant ce qu'on a appelé la french touch, à connaître une consécration internationale, s'est montré particulièrement discret ces dernières années. Aujourd'hui, le mélange de jazz, de blues et de house qu'il a imaginé avec l'album "Boulevard" a fait école. Il était temps que Ludovic, qui entre-temps a signé sur le mythique label de jazz Blue Note, revienne pour en donner sa propre version. "Tourist" ne décevra pas les amateurs.
Raul Midon :
Une guitare acoustique virevoltante à la Keziah Jones, des influences allant de Donny Hathaway à Stevie Wonder... Le tout donne un album stupéfiant à mi chemin entre la vraie soul des seventies et la world music. Il faudra assurément compter avec Raul Midon.
FM :
F.M., François Maurin de son vrai nom, réconcilie deux approches longtemps considérées comme antagonistes : la pop et le classique. Pas élitiste pour un sou, F.M. entend ainsi proposer des morceaux à la fois accessibles et soignés : "Faire de la musique populaire, c'est pour moi toucher l'auditoire le plus large possible avec la plus belle musique possible". Les douze pistes de son album A Dream or Two sont bâties autour d'une instrumentation originale et 100% unplugged : sa guitare et sa voix, accompagnées d'un violon, un alto, un violoncelle et un cor.
Quincy Jones :
En 1963, la mode est à la bossa nova et Quincy Jones aime déjà être dans le coup. C'est donc très logiquement que le chef d'orchestre convoque pour l'occasion un big band taillé sur mesure, avec entre autres des maîtres tels que Paul Gonsalves, Jim Hall, Roland Kirk, Phil Woods ou Clark Terry, histoire de se réapproprier les classiques de la nouvelle vague brésilienne, les confrontant non sans talent à sa science éprouvée des arrangements toujours susceptibles de plaire au plus grand nombre. --Jacques Denis
Herman Düne :
"Giant"
"Giant" est un sommet de coolitude où les frères Herman Düne - qui se partagent le songwriting de l'album - ont fait la part belle aux percussions, assurées par Neman (leur fidèle batteur) et Doctor Schonberg. La rythmique est au cœur de nombreux morceaux, comme ce No Master qui rappellera, à juste titre, l'album "Percussion" de Serge Gainsbourg. De même, le disque est gonflé d'ambiances chaloupées et jazzy comme ce Nickel Chrome emmené par une ligne de basse ronde et groovy. Ecouter "Giant" donne l'impression de se balancer dans un hamac entre deux cocotiers avec un jus de mangue dans une main.
Tahiti 80 :
"Puzzle"
Tahiti 80 est un groupe français originaire de Normandie. Compositions attrayantes, arrangements précieux et voix chaude en avant, « Puzzle » tape dans le mille d'une pop esthétique et classieuse, inspirée par tout ce qui s'est fait de mieux dans le genre outre-Manche depuis les années soixante. Mais il n'y a pas de nostalgie là-dedans. Plutôt un profond respect, un désir de prolonger un rêve et de l'emmener plus loin en scluptant une musique moderne et actuelle.
Gotan Project :
L'œuvre - très précieuse - de musiciens inspirés, de surcroît visiblement érudits: avec ce disque remarquable, ce collectif français, appuyé de quelques spécialistes sud-américains (la pulpeuse Cristina Vilallonga en tête) célèbrent avec volupté les noces du tango argentin et de l'électronique. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que tout au long de cet album chaleureux (et très étonnant : nos amis reprennent même un morceau culte de Frank Zappa, Chunga's Revenge !) le mariage est une totale réussite. Une preuve supplémentaire (comme si besoin était !) que l'electro peut s'accommoder à toutes les sauces, même piquantes ! (Fnac.com)

"Joyful"
Indéniable talent de cette jeune prodige auteur, compositeur, et guitariste, une sorte de Ben Harper au féminin, une artiste qui réunirait la féminité d'Erikah Badu, la sensualité de Sade, et le folk de Tracy Chapman. Ayo a fait ses armes "guitare-voix" en 1ère partie de différents artistes à Paris ou New York (pour Common et Bilal). Sa musique est un mix de soul, de folk, de reggae, de jazz et d‘afro, le tout sonne comme une unité naturelle...(Fnac.com)
Louis Prima :
"The best of Louis Prima : Just a gigolo"
Louis Prima est à situer entre Louis Armstrong et Louis Jordan. Comme le premier, en effet, il était originaire de la Nouvelle-Orléans et possédait une voix rocailleuse immédiatement reconnaissable; avec le second, il partageait une même passion pour le rhythm'n'blues (dont il a été l'un des pionniers). Entre swing et blues, les vingt titres de ce CD retracent la carrière haute en couleurs du chanteur louisianais. Du mythique "Just A Gigolo" à sa relecture des "Feuilles mortes" ("Autumn Leaves"), du negro-spiritual "When The Saints Go Marchin' In" au classique de WC Handy "St Louis Blues", Prima s'est affirmé comme un remarquable interprète, en plus d'avoir su transmettre sa bonne humeur à plusieurs générations. --Philippe Margotin
Moussu T e Lei Jovents :
Moussu T e lei jovents s'est formé autour de Moussu T alias Tatou, le fondateur et guitariste de Massilia Sound System.
Entre tradition occitane et musique noire, leur coeur balance toujours autant depuis la parution du premier opus "Mademoiselle Marseille". "Forever Polida" reste, en effet, dans la continuité de leur volonté de réinventer la chanson marseillaise et provençale en en dévoilant tout le côté cosmopolite. Chez Moussu T, les langues s'emmêlent « Forever polida », « toujours nice », « sempre jolie » et Tatou sort à chaque fois son plus bel accent. Alors évidemment cela sent bon le 51 et on se croit les pieds dans l'eau sous le ciel bleu de la Provence. Moussu T et ses complices, Blu et Jamilson, sous leurs airs de fausse insolence, ont la féroce volonté de faire dialoguer tradition et modernité.
Melingo :
Melingo, maître du tango argentin, nous emmène sur ses terres avec Santa Milonga. Voyage dans les contrées chaloupées de cette musique faite de mystère et d'aventure, aux sons d'une voix envoûtante et éraillée. (Fnac.com)
Le tour des musiques du monde en 24 heures, voici un programme que Jules Vernes n'avait pas imaginé. Un voyage non linéaire dans lequel on avance par graduation de sensations
Ceux qui marchent debout :
"Jackpot"
En fanfare ! Ceux Qui Marchent Debout (CQMD pour les initiés) reviennent avec un nouvel album. "Com d'hab", un malaxage de Funk à la sauce électrique, voir électronique, agrémenté de quelques effets spéciaux détonnants! (Fnac.com)

Ceux qui marchent debout :
"Debout"
"Sorti en 1996, cet album impose d'emblée Ceux qui marchent debout dans le monde trés fermé des fanfares funk !"
Goran Bregovic
"Tales and songs from weddings and funerals"
C'est drôle comme ce disque laisse une impression difficile à comprendre. On ne sait si c'est le rire ou les larmes qui vont vous emporter. Ces "histoires et chansons des mariages et enterrements" fonctionnent en permanence sur cette dualité déchirante. C'est ce qui en fait la beauté immédiate. Car bien interprétées en serbe quand elles sont chantées, ces compositions s'imposent par leur force dramatique, par leur intensité émotionnelle. Goran Bregovic, créateur d'atmosphères sans pareille, opte pour des chœurs (le Georgian Male Choir) sur telle histoire, puis retiendra une formation à base de violon, de clarinette, de tuba, ou... de verres à vin ("Tale VI"). Et c'est toujours cet étrange sentiment qui vous submerge, entre gaieté et mélancolie, très propre aux musiques de l'Est ("Tale VII vivo con fuoco"), avec un orchestre entier de cuivres et de violons. Certaines plages cependant apportent le sourire ("Sex", avec un vocal espiègle), d'où l'envie de bouger ("Hop Hop Hop"). Goran Bregovic, ancien compositeur fétiche du réalisateur Emir Kusturica, depuis brouillé avec lui, offre un album de pure délectation, pour qui ne craint pas d'écouter son cœur... --José Ruiz
Kocani Orkestar :
En Macédoine, les mariages tsiganes sont l'occasion d'immenses fêtes de plusieurs jours. Ce grand orchestre traditionnel, appuyé par une furieuse rythmique de percussions et de tubas, célèbre une musique aux allures de folle mosaïque bariolée. Le funk des Balkans.
Bonga :
Entendre la musique de Bonga, c'est déjà un peu épouser sa cause. Depuis 30 ans, ce chanteur angolais trouve les mots et les notes pour ses cris de révolte contre le colonialisme et la misère. Ses chansons, en plus d'être des hymnes mobilisateurs ont cette faculté de paraître familières dès la première écoute. Une voix rauque, à la fois musicale et pleine de cœur qui revisite ici près de 20 ans de combat, pardon, de chansons. On se retrouve en 1973 quand Bonga interprétait... "Saudade", que Cesaria Evora popularisa bien plus tard. Des morceaux qui mêlent la nostalgie du pays natal - Bonga fut condamné "à l'exil" - aux messages d'espoir et d'indépendance. Tous sont baignés de ce semba, la musique fondatrice qu'a adoptée Bonga, et qui donna la samba brésilienne. Une tradition forte qui rencontre ici la morna capverdienne et qui débouche sur un mélange totalement foudroyant. --José Ruiz
Stax 50th Anniversary Celebration
Avant d'être une siamoiserie de syllabes (celles des fondateurs Jim Steward et Estelle Axton), et un label rhythm & blues aujourd'hui légendaire, Stax c'est un son, presque un style. En 1961, Stax Records qui n'est encore que la maison Satellite Records, basée à Memphis, modeste structure considérée comme un concurrent inoffensif par la toute puissante Motown de Detroit, met sur orbite les Mar-Keys avec "Last night"... Dans cette très belle anthologie en cinquante titres qui célèbre les cinquante ans du label (1957-2007), tous les grands tubes qui ont fait le succès et la gloire de la maison sont en bonne place. En cinquante pépites magnifiquement remasterisées, cette anthologie nous comble plus que de raison et offre un joli panorama de cette époque bénie. Les claquements de doigts raisonnent encore.

Cette compilation révèle toutes les influences de celui qui commença sa carrière dans les années 80 au sein des très pop Housemartins avant de voler de ses propres ailes. Il est avant tout un insatiable de musique et ce disque balaye avec classe des genres aussi variés que le rythme & blues, le rock, la country, le reggae, les musiques africaines et latines.
Pour terminer, voici quelques idées de musique pour vos soirées estivales...
Zebda :
Le tube (de l'été) "Tomber la chemise" ne réussira pas à être l'arbre qui cache la forêt du parcours unique des Toulousains engagés de Zebda, qui avec leur rock ska festif et iconoclaste a marqué la fin des années 90. Travailleurs sociaux efficaces, dans leur Ville Rose de toujours, les membres du groupe ont toujours su faire passer leur message de contestation politique avec finesse et humour, ce qui en décuple la force ; "Ça va pas être possible", meilleure définition du racisme ordinaire, "Double peine", et tout le reste de l'album crie à la face du monde ce qui tourne pas rond sans jamais négliger de le faire danser et sourire. (Fnac.com)
D'une expérience festive, une rencontre spontanée d'artistes toulousains, ils se retrouvent au travers de compositions musicales riches de leurs diversités. De cette aventure résulte un disque, enregistré en public, à l'esprit chaleureux mêlant ses sonorités kabyles et espagnoles.
Jamie Lidell :
«Jim»
C'est en 2005, après avoir été la moitié du groupe électro-funk Super Collider, que le public découvre l'extraterrestre Jamie Lidell avec Multiply, album entre funk et soul signé chez Warp. Enregistré en trois mois à Los Angeles avec les collaborations de Gonzo, Renaud Létand, Feist et Mocky à la production, le chanteur anglais revient aujourd'hui avec un puissant et spirituel nouveau disque. Intitulé de son propre surnom, « Jim » s'attaque alors à un monument du groove avec de la soul des années 1960 et 1970.Openmag
Roy Paci :
Ce disque de Roy Paci, un italien vivant à Barcelone, est un savant mélange de rock steady, de ska, de soul, de funk et de mélodies méditéranéennes réalisé avec la participation de Manu Chao, SUD Sound System, Cor Veleno ou Pau.
Trio Mocoto :
Le légendaire trio Mocotò est de retour ! Anciens complices de Jorge Ben, les membres fondateurs de Fritz, Nereu et Jão Parhyba viennent de reformer le groupe après une pause de 25 ans et nous offrent une nouvelle dose de leur samba-rock-soul joyeuse et énergique.
Souvent cité parmi les fondateurs du genre, le trio a déjà à son actif 3 albums qui sont devenus aujourd'hui des collectors avidement recherchés par les amateurs de musique brésilienne. "Mocotò" est un terme argotique inventé par nos 3 compères pour désigner les cuisses des jolies filles en minijupes, qui se déhanchaient sur leur musique lorsqu'il se produisaient dans les clubs de Rio... Après une très longue absence, le Trio Mocotò revient donc en pleine forme : l'originalité des grooves et des vocaux, leur pouvoir d'innovation, leur charme et leur humour sont intacts. D'une fraîcheur vivifiante, le tout est, cette fois, agrémenté de quelques touches subtiles d'électronique. Authentique et moderne à la fois, Samba Rock est un rare-groove brésilien comme on les aime, idéal pour égayer vos dimanches ou pour démarrer une soirée endiablée. --Luc Demont
Ils étaient trois et ils accompagnaient Jorge Ben à ses débuts, ouvrant les portes au samba-rock naissant, ce swing né de la rencontre du rhythm'n'blues et de la samba. le Trio Mocotó a disparu à la fin des années 70, avant de refaire surface vingt ans plus tard. L'objectif ? Faire danser les gambettes (les fameux mocotó) des filles avec toujours autant d'ardeur et de malice. Cet album de compositions toniques inaugure l'arrivée de Skowa, roi du funk carioca dans les années 80. (Fnac.com)
Beck est un drôle de zigue. Qui d'autre que ce génial géo-trouvetou du bricolage tous azimuts sait mieux que lui mixer les influences et passer d'un style à l'autre dans un invraisemblable coq à l'âne qui jamais ne lasse ? Personne ! Car Beck est le roi de la brocante, le king de la pagaille insolente. De la country au hip hop, il sait tout faire : Hank Williams sur One Foot In The Grave ou les Beastie Boys sur Odelay, qui dit mieux Avec ces Midnite Vultures, Beck déboule à Paisley Park et s'invite à la table de Prince, histoire de montrer au p'tit Nelson qui est le patron ! Trêve de plaisanterie, Beck est un fan du nain de Minneapolis et sa prouesse consiste à faire aussi bien que le maître dans ses meilleurs jours. Un doute? Ruez-vous sur "Debra" et "Peaches & Cream" et vous ne pourrez que vous rendre à l'évidence : s'il est un caméléon chez qui le plagiat devient un art de haute voltige, c'est bien Beck ! --Philippe Robert
Cake :
Du toupet, de l'humour et un véritable sens de la mélodie avec une approche du rock sans complexes, Cake a de quoi séduire un public large. Un premier CD leur permit de se faire la main. Cette deuxième livraison fit d'eux des stars. Il contenait la version épique de "I Will Survive", l'hymne footballistique de Gloria Gaynor. Cependant, Cake vaut plus que cette adaptation inspirée. Le groupe joue sur plusieurs tableaux avec beaucoup de goût : rap, rock, et même des touches country. L'approche des instruments est inventive, en commençant par un jeu de guitare à la fois intuitif et plein d'imagination. La voix et les textes de John McCrea allient cynisme bon enfant et pamphlet grinçant. Il parvient à écrire de désarmantes ballades avec le même naturel. L'utilisation d'une trompette espiègle complète leur art du touche-à-tout avec de l'esprit ("Perhaps, Perhaps, Perhaps"). "Fashion Nuggets" est une révélation. --José Ruiz
Gonzales :
Gonzales n'a pas pour habitude de se restreindre à un seul genre. Il est à la fois un virtuose du piano mélancolique, le producteur nominé aux Grammys, le crooner softly powerful, l'homme qui collabore avec Feist, Philippe Katerine, Teki Latex ou Iggy Pop. Avec "Soft Power", il ne déroge pas à cette idée et lève le voile sur 10 morceaux tout bonnement inclassables, dix chansons mêlant «soft rock » uptempo des années 70's et ballades intimes.
Robert Mitchum :
Ce n'est pas parce que l'industrie discographique, toujours à la traîne des modes anglo-saxonnes les plus snobs, essaie de régulièrement nous refourguer ses rogatons sous l'appellation "easy listening" ou "cocktail nation", que l'on doit bouder quelques plages de ce que l'on pourrait plus judicieusement dénommer "incredibly strange music", entre autres Yma Sumac, Esquivel ou Robert Mitchum. Figure mythique du septième art (La Nuit du chasseur, Les Griffes du passé), l'acteur n'a pas son pareil pour chanter le calypso imbibé de whisky. Femme fatale au bras, énorme ventilateur brassant la moiteur tropicale d'un bar enfumé pour pochetrons en phase terminale, Mitchum chanteur pratique "l'under singing" comme l'acteur "l'under playing". "Less is more" disent les Américains... Il serait dommage de passer à côtér de "I Learn A Merengue, Mama" ou "Mathilda" !
L'Inde est tendance. Quel routard en vadrouille au Rajastan n'a pas passé une nuit dans l'un des nombreux palais de maharadjahs reconvertis en chambres d'hôtel ? Qui n'a pas ri aux gags tandoori de Peter Sellers dans The Party? Manquait toutefois une B.O. pour "habiller" tous ces bons moments. Béatrice Ardisson, reine de la branchitude lounge, comble ce vide grâce à une compil' poilante qui mélange reprises de tubes planétaires, curiosités made in Bollywood, hits banghra...

Fania All Stars :
La Fania All Stars est un orchestre réunissant les meilleurs musiciens et chanteurs de la maison de disques Fania Records, fondée en 1964 par le multi-instrumentiste producteur arrangeur Johnny Pacheco. L'abum Live at Cheetah vols 1 et 2 enregistré dans un club de Manhattan en août 1971 et réunissant plus de 5000 personnes sera l'album de musique latine le plus vendu à ce jour.
"Live at the Yankee Stadium vol 1"
En 1975, Les Fania All Stars retournent au Yankee Stadium en 1975 (double album Live enfievré) avec au chant, Celia Cruz, Hector Lavoe, Cheo Feliciano, Ismael Miranda, Justo Betancourt, Ismael Quintana, Pete "El Conde" Rodriguez, Bobby Cruz et Santos Colón.
The Clash :
D'abord la pochette, clin d'œil à celle d'Elvis. Et cette photo de Pennie Smith prise au Palladium à New York, au moment au Paul Simonon va fracasser sa basse. Il dira plus tard qu'il regrette simplement de ne pas avoir levé un peu plus la tête. Et puis la musique. Du punk, du reggae, du rock, du rhythm'n'blues, de la pop, du jazz (Jimmie Jazz), du rockabilly (la reprise à l'arraché de Brand New Cadillac de Vince Taylor), une vraie révolution, pas une trahison. Sans oublier les classiques du rock engagé que sont London Calling, Spanish Bombs, The Guns of Brixton.
Dix-neuf titres, à l'époque on disait double album, et à l'époque, les Clash l'ont vendu au prix d'un simple. C'est un des plus grands disques de rock de tous les temps, passés et futurs. Point final.(Fnac.com)
La chaleur, l'exubérance et pour tout dire la sensualité des pays latino-américains, c'est Dario Moreno, chanteur d'origine turque qui, dans les années 50, en a été le grand ambassadeur. Les titres de cette savoureuse compilation sont tout simplement irrésistibles. "Si tu vas à Rio", "La Bamba"... de par leurs rythmes chaloupés, de par la bonne humeur qu'ils expriment, sonnent comme autant d'invitations à la danse. Dario Moreno, fine moustache et chemisette exotique, fit découvrir aux Français, jusqu'à sa mort en 1968, tous les charmes de l'Amérique latine. Un album en forme de flash-back en couleurs !
Aretha Franklin :
Aretha Franklin mérite incontestablement son titre de Reine de la soul music. Tout, depuis sa prime enfance, la prédisposait à cette distinction enviée puisque son père, pasteur, l'initie très tôt au gospel (elle chante dans la chorale de sa paroisse). Découverte par John Hammond, éminence grise de Columbia qui découvrit Billie Holiday et Bob Dylan, elle intègre toutefois rapidement la mythique écurie Atlantic où elle offre le meilleur d'elle-même. "Respect" mais aussi "Angel" ou "Until You Come Back To Me (That's What I'm Gonna Do)" de Stevie Wonder figurent parmi ses morceaux les plus connus. Ceux d'une dame qui a travaillé avec tout ce que la planète compte de monstres sacrés (Clapton, George Michael, Annie Lennox, Elton John), dont la musique s'est ouverte à la soul plus branchée des Fugees et qui traverse la musique du XXe siècle avec une foi inébranlable. Tous les albums d'Aretha sont quasiment indispensables, alors pourquoi ne pas choisir celui-ci qui offre, c'est sûr, le meilleur de la chanteuse. --Hervé Comte
Escola de Samba Mocidade Independente de Padre Miguel :
Magnifique disque d'une des plus réputées écoles de samba la Mocidade de Padre Miguel fondée en 1957, comportant plus de 300 percussionnistes qui avec créativité, technique, folie et rigueur nous permet de toucher de près la plus pure tradition.
Titan :
"Elevator"
Le Mexique a trouvé ses Beastie Boys et impose le breakbeat mariachi. Les trois gais lurons de Titan reprennent les choses là où les Américains les ont emmenées, et mêlent hip-hop, beats techno, rythmes latins dans un enthousiasme bon enfant. Avec frénésie, ouverture d'esprit et goût prononcé pour les sons de B.O. 70's, Titan ose tout : reprendre à leur façon, plutôt piquante, Carole King (le vite installé dans les têtes "Corazon"), sampler la musique des très cultes Starsky & Hutch sur un "C'mon Feel The Noise" bien roulé, utiliser à contre emploi l'accordéon mélancolique de "Sous le ciel de Paris" ("Sawright"), torturer une guitare surf ("1,2,3,4"). Rarement mélange de genres aussi disparates aura convaincu ainsi. --Anne-Claire Norot
2 Many dj's :
"As heard on radio soulwax, vol 2"
Les auteurs de cette compilation mixée, deux Belges audacieux pour ne pas dire déjantés, ont eu l'idée de commercialiser des mixes initialement réservés à l'usage exclusif de leur émission de radio "Hang The Dj". Mais lors de la diffusion de certains d'entre eux, de petits malins avaient pris soin de les enregistrer pour en faire des copies à vendre. Alors nos deux DJ ont décidé de réunir le meilleur de ces bootlegs et d'en faire une compile mixée. Pas de remixes ni de remakes, les morceaux sont tous retravaillés avec de la matière première déjà existante sous forme de morceaux originaux. Ainsi, imaginez vous le top 50 de 1983 customisé avec des extraits de la dernière play list de DJ Hell. Pour être plus précis, nombre de hits joués dans les club branchés des années 80 copulent ici avec les tubes underground du moment. La sélection est énorme, près d'une cinquantaine d'albums ont été décortiqués pour composer ces 60 minutes de haute couture sonore qui tourne très vite au blind test pour professionnel de la discipline tant le niveau est élevé. En effet, il peut y avoir des composantes de trois morceaux différents dans un seul titre. L'énergie que dégage ce disque n'en laissera aucun sur le carreau, soyez-en assuré. En effet, Stephen & David, surnommés les 2 Many DJ, ont mis au point une véritable machine à danser, leur formule est imparable !

Avec les Chemical Brothers et Fatboy Slim, les Propellerheads, duo (un musicien + un DJ) anglais surdoués du label Wall Of Sound, font figure de pionniers du big beat, bricolage de sons et malin collage de soul, hip-hop, funk, electro et rythmes massifs. Techno festive, Decksanddrumsandrocknroll est un inventif appel à la danse, un courant d'air rafraîchissant et gai dans la techno. Invitant la chanteuse Shirley Bassey sur "History Repeating", remettant au goût du jour le thème de James Bond avec le très dépoussiéré "On Her Majesty's Secret Service", les Propellerheads construisent leur big beat sur des bases solides, des matières riches et instruites. Decksanddrumsandrocknroll est loin de la techno décérébrée et désincarnée. Rythmes insolents qui partent en vrille (les hit-singles "Take California", "Bang On!"), groove lancinant ("Spybreak") et beats explosifs, Decksanddrumsandrocknroll entre dans la tête pour n'en ressortir que par les pieds, frénétiquement. - -Elsa Forget
Justice :
"Justice"
Artiste de Musiques Electroniques de l'année 2008 ! Ces deux-là on les avait vu arriver depuis leur tonitruant début (le remix de " Never be alone " de Simian) et leur premier titre saturé de guitares abrasives à l'ambiance des plus noires "Waters of Nazareth". Dignes descendants de la génération Daft Punk et logiquement hébergés chez Ed Banger Records, Xavier De Rosnay et Gaspard Augé déboulent avec un album ma foi intelligemment ficelé. Mélange habile de références disco passé sous acide, de verve rock filtrée et de voix trafiquées ou vocoder, le tout avec un son énorme compressé au maximum (marque de fabrique des Daft Punk d'ailleurs), le disque rempli haut la main son objectif. Reste à savoir s'il marquera autant les mémoires que celui de leurs prédécesseurs mais une chose est sûre : vous danserez à tous les coups cet été sur le tube cross-over "D.A.N.C.E.".
Fatboy Slim :
"You've come a long way, baby"
Norman Cook, alias Fatboy Slim, a fait bien du chemin. De la pop des Housemartins à la fin des années quatre-vingt, à l'acid house sous le nom de Pizzaman, en passant par les tubes de Freakpower ou Beats International, Norman Cook a bourlingué à travers les genres musicaux. Pour finalement trouver sa voie, son nom et son style en Fatboy Slim. You've Come A Long Way, Baby, deuxième album de Cook sous ce nom de doppelganger mystérieux, est la référence big beat, le disque ultime du genre. Panorama des influences et des goûts à l'éclectisme rare de Cook, You've Come A Long way, Baby est un collage astucieux et sensuel de petits morceaux de musiques variées arrachés à la soul, au reggae, à la pop, sublimés en un son unique, un hymne endiablé à la fête. L'inévitable et térébrant hit "Rockafeller Skank", l'atmosphérique et inquiétant "Right Here, Right Now", l'ultra groovy "Fucking In Heaven", la soul très énervée de "Gangster Tripping", illustrent toute la richesse de l'album et l'imagination musicale virtuose de son créateur. -- Anne-Claire Norot

Daft Punk :
"Homework"
Souvent imité, jamais égalé, "Homework" reste LE disque de référence en matière de house filtrée et de funky groove scratché, roulé, haché, trituré. D'abord sorti sous forme de single chez les Ecossais de Soma, le fameux maxi "Da Funk/Rollin' & Scratchin'", pure énergie noisy rehaussée de boucles disco et de rythmes irrésistiblement groovy, fut le précurseur d'une mode sans précédent, élevant les nonchalants Daft Punk au rang de grands initiateurs de la fameuse "french touch". Au- delà d'un son personnel et accrocheur, leur musique a définitivement sorti la techno de son ancrage underground, apportant ses lettres de noblesse aux productions estampillées "dancefloor", ainsi qu'une rare crédibilité auprès du public étranger. Indispensable.-(Stéphanie Lopez)
Daft Punk :
En 2001, quatre ans après le phénomène Homework, ils reviennent avec l'album Discovery. À la fois encensé et critiqué, il entraîne des controverses aussi bien chez les fans de la première heure que chez les journalistes. Très orienté pop voire disco, l'album s'inspire grandement de certaines références culturelles des années 1980. Il laisse aussi une place importante aux voix vocodées : Thomas et Guy-Manuel s'essayent eux-mêmes au chant sur plusieurs titres (tels que Digital Love et Harder, better, faster, stronger). Le succès commercial est là encore particulièrement au rendez-vous. Le groupe obtient deux nominations aux Grammy Awards en 2001. Un peu plus tard, les critiques s'apaisent et l'album fait la quasi unanimité lorsque sort au cinéma le film d'animation Interstella 5555 réalisé au Japon par Leiji Matsumoto, créateur du célèbre Albator. Le public découvre alors, par delà les images, une bande son imaginative et ludique, qui n'est autre que l'album discovery. (Wikipédia)
Africando :
"Live"
Le groupe Africando est né en 1992 à Dakar sur l'impulsion du producteur sénégalais Ibrahima Sylla et du flûtiste et arrangeur Malien Boncana Maïga. Principal groupe afro-salsa d'Afrique de l'ouest, Africando reflète avec brio l'histoire d'amour qui lie le son, le boléro, la guaracha ou la cumbia aux rythmes d'Afrique. Ce live endiablé en fournit la preuve irréfutable.
En 16 titres, Carlinhos Brown passe en revue, avec une aise déconcertante, une grande partie des traditions musicales du Brésil. Il mêle la samba, la batucada à ses influences personnelles pour nous offrir des titres à la sensibilité musicale visionnaire. Des sambas traditionnelles ("Covered Saints", la magnifique ballade "Quixabeira") sont teintées de touches de reggae, de hip hop, de soul music des années 70, de rap voire de hard rock pour livrer un album étourdissant et d'une rare efficacité. Malgré la multitude des influences, la musique garde une personnalité fondamentalement brésilienne. Les tambours africains, qui enflamment la plupart des titres, donnent à Alfagamabetizado un esprit qui rappelle en permanence les grands carnavals brésiliens. Carlinhos Brown est entouré de grands musiciens. Sans compter les plus grandes pointures dernière génération, il s'offre le luxe de s'entourer de mégastars aussi vénérés que Gilberto Gil, Caetano Veloso et sa soeur, Maria Bethana, ainsi que la grande Gal Costa. Avec ses accents de P-Funk, Alfagamabetizado est une fresque moderne peinte à la gloire de la forêt, des villages, des villes, des marchés et des gens. -- Derek Rath
Bob Marley :
"Babylon by bus"
Enregistré lors de la tournée européenne du groupe au sommet de sa gloire, ce double album réédité sur un seul CD (une heure et quart de musique) est le constat de la popularité de Marley et des Wailers. 14 titres, tous des classiques (dont le fameux "Punky Reggae Party" écrit avec Lee Perry, main tendue aux punks anglais) interprétés par une formation qui joue mieux que jamais. (Fnac.com)
Les Negresses Vertes :
"Le grand déballage - best of"
Que pouvions-nous espérer de mieux de la part des Négresses Vertes qu'un grand déballage? Ces romanichels de la musique joyeuse, ces gitans du bastringue rigolard, ces enfants de la route et de la fête ouvrent en grand leurs caravanes et leurs malles, et balancent tout sur la place. Vingt instantanés d'un ramdam bien secoué, d'une kermesse fiévreuse où les guitares et l'accordéon mènent la danse. Mais les Négresses, malgré leur côté mauvais garçons des faubourgs ont pourtant toujours trimballé avec eux des "travers" modernistes. Ainsi firent-ils trafiquer Trabendo, l'album de 1999, par le sorcier electro Howie B. et c'est tout cela que l'on a entre les mains par ce grand déballage. Tous les tubes sont là, comme à la parade. Un déménagement tzigano-cubano-arabo-andalou qui vous en fera voir des... vertes - et des pas mûres. --José Ruiz
Raoul Petite :
"Rire, c'est pas sérieux"
Raoul Petite est un groupe de musique français créé en 1979 à Apt dans le Luberon (Vaucluse). Si cette formation a su créer son propre style, tour à tour qualifié de «barock'n roll» ou de «rock agricole sophistiqué», certaines influences sont indéniables, en particulier celle de Frank Zappa à qui il est explicitement rendu hommage dans différents albums. Le groupe associe des textes humoristiques, ciselés et décalés, à une musique trés riche alternant airs métissés, riffs arabo-reggae, morceaux plus hard, hymnes folk-rock aux rengaines slaves. Mais il s'est surtout rendu célèbre pour ses concerts d'un style inclassable, surréalistes et interactifs, qui ont inspiré bon nombre de groupes plus récents.
Maceo Parker :
"Life on planet groove"
Autant le dire tout de suite, cet album est un indispensable ! Sorti en 1992 et enregistré live à Cologne (Allemagne), Life on planet groove capture un de ces moments d'éternité si précieux... Tout d'abord, il restitue la section cuivre légendaire des Jb's Horns : Maceo donc, au sax alto, Pee Wee Elis au sax ténor et à la flûte et Fred Wesley au trombone. S'y rajoutent Candy Dulfer au sax alto et Kym Mazelle au chant, la section rythmique formée par Vincent Henry à la basse, l'immense Kenwood Dennard à la batterie (duo rythmique d'anthologie avec Maceo dans Shake every thing you've got), Rodney Jones à la guitare et l'incontournable Larry Goldings à l'orgue hammond. La prise de son d'une rare qualité pour un album live permet de profiter au mieux de l'effervescence du public et de l'ambiance de fête qui régne tout au long de ces 8 plages !
The Chemical Brothers :
"Dig your own hole"
Plus abouti que Exit Planet Dust, moins produit que Surrender, le deuxième album d'Ed Simons et Tom Rowlands confirme tout le bien que l'on pense de ces faux frères au vrai talent. S'il est difficile de résister aux basses tonitruantes de "It Doesn't Matter" ou aux breakbeats dévastateurs de "Setting Sun" et de "Block Rockin' Beats", Dig Your Own Hole n'est pourtant pas qu'une bombe dancefloor qui explose sur tous les morceaux. Entre deux assauts telluriques, les Frères chimiques s'essaient aussi à la pop psychédélique (cf. les envolées de cordes de "Where Do I Begin" et de "Lost In The K-Hole"), préfigurant ainsi le brassage électroacoustique de Surrender. Fureur ! -- Stéphanie Lopez
Manu Dibango :
"Live 91"
"Une ambiance trés chaleureuse dans ce live enregistré en 1991 au Printemps de Bourges et dans lequel le père de soul makossa, hymne "world music" incontournable s'est entouré d'excellents musiciens..."
Trés bon été à tous !